ADRIEN TINCHI

C.B. : C’est déjà le 4e épisode de PRÉSENT.E ! Cette semaine c’est Adrien Tinchi que je reçois. 

PRÉSENT.E est un podcast dans lequel je souhaite mettre à jour ce qui vient en amont puis en aval de l’art contemporain. Mes questions portent donc rarement sur les oeuvres en elles-même mais davantage sur toutes les réflexions et les doutes qui gravitent autour de celles-ci. Car ici je m’intéresse d’abord à la manière dont la vie de mon invitée impacte son travail puis à l’inverse à la façon dont son travail vient impacter sa vie. Dans PRÉSENT.E j’essaie de mener les conversations comme j’ai l’habitude de le faire en tant que critique d’art dans les ateliers d’artistes ou à la terrasse des cafés. Sauf qu’ici nous sommes enregistrées et vous avez la possibilité de tout écouter.

Cette semaine mon invité est Adrien Tinchi ! Avec lui pas d’histoire d’instagram ou d’expositions etc. On s’est rencontré à Paris dans un bar dans un cadre absolument pas pro mais on a quand même fini par parler de son taff et je dois dire que dès le début j’ai été vraiment impressionnée par ses oeuvres alors même qu’on était tout jeunots. Moi je me souviens que je commençais seulement à m’envisager critique d’art et toi Adrien t’étais peut-être en 2e ou 3e année aux Beaux Arts de Reims. Donc je suis trop contente de pouvoir revenir sur tout cela avec toi aujourd’hui donc on tarde pas plus. C’est parti pour le 4e épisode de PRÉSENT.E. 

Adrien ! Comment vas-tu ? 

A.T. : Salut Camille ! Écoute tout va bien, je suis confiné à la campagne avec papa maman et les deux frères, donc c’est plutôt calme. 

C.B. : Alors on ne le fera peut-être pas systématiquement parce que l’identité de ce podcast c’est vraiment d’aller explorer tout ce qui mène à la production d’une oeuvre mais je pense que c’est important qu’on commence ton  épisode par une description et une explication d’une de tes pièces. C’est important parce que ça va permettre aux auditeurices de comprendre la manière dont tu fonctionnes et comment tes oeuvres viennent à exister. Moi j’aimerais beaucoup que tu nous parles de l’oeuvre Tape par exemple.  

A.T. : Alors Tape est une installation que j’ai réalisé en 2017. C’est un rouleau de scotch transparent et neuf, accroché au plafond au niveau du début de la bande adhésive, et qui se déroule naturellement devant une projection de lumière bleue qui est le bleu (no signal) d’un vidéo-projecteur standard. Je me sers de ce vidéo-projecteur comme une source lumineuse et non pas de support de diffusion d’image puisque le sujet est ce rouleau de scotch. C’est une installation qui peut être considérée comme un film puisqu’elle présente une bande se déroulant devant une source lumineuse, et qui donc à une durée qui est la fin du déroulement du rouleau. À la fin, lorsque le scotch est arrivé au sol, il est rembobiné et ainsi il va se re-dérouler encore et encore et naturellement s’user. Et cette usure que l’on retrouve par exemple sur les bobines de cinéma va ici influer sur la durée qui sera de plus en plus rapide au fil des rembobinage plutôt que sur la qualité de ce qui est montré par exemple sur un film ou l’image projeté à travers la bande va se dégrader au fil des projections.  

C’est vraiment une question de durée ici ! 

C.B. : Ya l’oeuvre Tape que j’aime beaucoup, mais pas que !  T’as fait une performance durant laquelle tu as regardé pendant 10 heures un brin d’herbe pousser à l’aide d’une réglette et d’une loupe. Ici, on voit bien que tu viens éprouver le passage du temps et aussi la différence d’impact que celui-ci à sur toi et sur un brun d’herbe. Tu te mets un peu à la “hauteur de”. En fait si je voulais parler de ces deux œuvres là c’est parce que se détache d’elles beaucoup des questions fondamentales que pose ton travail. Il y a évidemment la question du temps de la manière dont on l’éprouve. Tu t’amuses vraiment avec les temporalités et surtout tu t’amuses avec leur relativité selon moi et sur la manière dont cette relativité impacte nos corps. Il y a aussi la question de la petitesse et du banal, de ces petites choses desquelles on passe à côté. Mais justement, comment tu penses cette mise en lumière et comment tu fais pour que la rencontre entre ton travail et les spectateurices se fasse malgré cette petitesse. T’as pas peur d’en perdre beaucoup ?

A.T. : Dans mon travail, c’est vrai qu’il est souvent question d’invisible, d’inframince, de silence et comme tu l’as évoqué, d’un banal assez évident qui vient se fondre un peu dans la masse. En fait, des sujets, des événements qui sont là mais pas vraiment là non plus parce que trop discret, trop rare et parfois trop évident pour être perçu.  C’est souvent une mise en lumière sur un quelque chose de discret, mais la mise en lumière que je fais est généralement tout aussi discrète que le sujet mis en lumière… 

Et c’est vrai que l’on peut complètement passé à côté d’une de mes oeuvres. Je crois que maintenant je l’ai assumé, et le fait que parfois la connexion entre certains spectateurs et mes oeuvres ne se fasse jamais est à l’essence même de ma pratique aujourd’hui. Je ne vais pas chercher à ce que le spectateur ne découvre pas mon travail loin de là mais je pense que l’on passe à côté de tellement de chose en général, et que parfois lorsque l’on s’attarde sur l’une d’entre elle en particulier. Le moment est beaucoup plus intense. Je veux que ça se fasse naturellement, je ne veux pas forcer le spectateur. Et je pense à l’inverse que quand la mise en lumière est trop frontale, on peut tout aussi bien passé à côté de l’essence même d’une oeuvre d’art. 

On ne force pas l’histoire d’amour entre guillemet haha. 

Après j’ai une partie plus généreuse et un peu plus frontale dans mon travail ou je viens par exemple raconter un récit avec l’oeuvre. Je pense notamment à Brick of silence qui est une oeuvre qui se trouve la majeure partie du temps dans ma poche ou mon sac et qui n’est dévoilée qu’à certaines occasions et dont le récit que j’en fait vient mettre en lumière l’oeuvre qui était alors complètement inexistante jusqu’à présent. Une sorte de générosité timide comme j’ai l’habitude d’être moi-même aussi : un peu timide et un peu généreux. 

C.B. : Tu vois, j’ai eu beaucoup de mal à préparer cette interview parce que j’avais super peur que les auditeurices ne comprennent pas ton travail comme on a tendance à regarder avec un mauvais oeil l’art conceptuel. On connaît la bonne vieille rengaine de “c’est pas sorcier d’accrocher un bout de scotch au plafond”. Et je trouve ça intéressant ce sentiment que j’ai eu. J’imagine que tu l’as toi-même déjà ressenti. Cette peur de l’incompréhension… 

A.T. : Évidemment cette peur est fortement présente dans ma pratique. Notamment auprès de ma famille, c’est très différent des amis des Beaux Arts. Mais je pense que l’incompréhension est une part forte de l’art conceptuel, car je pense que l’incompréhension est encore énormément attaché à l’esthétique qui se dégage de l’oeuvre. C’est un équilibre à trouver pour que l’oeuvre soit assez intrigante pour aller plus loins et s’y intéresser en détail. 

Le gros risque, qui est encore plus dangereux avec l’art conceptuel pour moi, c’est qu’il apporte une réponse à un sujet. L’oeuvre doit rester un questionnement supplémentaire. C’est pour ça que dans le récit oral qui est mis en place avec certaines de mes oeuvres, je ne veux pas expliquer le pourquoi du comment, simplement poser les sujets et le contexte de la question en elle même, c’est tout un challenge pour pas en dire trop avec l’art conceptuel mais je pense que c’est important d’en dire quand même un peu. 

Et c’est aussi pour ça que les sujets que je tente de mettre en lumière dans mes oeuvres ont une énorme part de poésie. La poésie n’a pas forcément besoin d’un cartel… 

C.B. : C’est exactement pour ça que j’adore ton travail, en très peu de temps tu le comprends rapidement. En parallèle de ce travail là, tu fais de la performance. Je dis en parallèle parce que j’ai la sensation que c’est vraiment un truc que tu vois indépendamment de ta pratique. Déjà tu ne bosses pas seul : Tu performes avec Thomas Schmahl. Et puis ce que tu fais n’a, a priori, rien à voir avec ce dont on a parlé jusqu’ici. Tu peux nous expliquer ? 

A.T. : Oui ! On travaille avec Thomas Schmahl depuis maintenant 2 ans et demi ensemble ! Et comme tu l’as dit c’est un duo que l’on voit comme un troisième artiste au vue de nos pratiques artistiques respectives. Un troisième artiste beaucoup plus dévergondé. Dans le sens ou même si on ne se met aucune barrière dans notre pratique personnelle, on n’ose moins qu’à deux. À deux on s’entraîne vraiment dans notre connerie ! On est tous les deux originaire de la campagne, bien que pas mal éloignée au niveau de la carte de France. Mais c’est ce qui nous a rapproché avec notre attrait pour le son et la musique à la base. Ensuite la force de ce duo est devenu l’humour. On avait très envie de se faire plaisir à faire ce que l’on ne ferait pas tout seul dans le milieu de l’art. Et c’est justement l’envie d’être plus absurde tout en gardant une base conceptuelle dans le travail.  Lorsque l’on est invité à performer,  on pense à certaines idées (on pense la même chose donc le brainstorming est jamais chiant) et on écrit en amont la performance donc il y a quand même une part de rigueur avec tout de même une part d’imprévu qui est devenu notre grosse force et notre grosse partie de plaisir ! L’année dernière à Reims, pour la biennale Frichorama,  on présentait pour la deuxième fois mais de manière différente un cycle de performance sur l’une des sculptures de Thomas qui s’appelle La Coupe de Rien, qui est une sculpture de 70m2 d’un terrain de foot. On performe dessus sur une durée totale de 90minutes à chaque fois que l’oeuvre est présentée. En l’occurence ce jour là c’était assez clair, deux mi-temps de 45min. Et l’une d’entre elle consistait à se percuter dès le coup d’envoie et simuler pendant 45 min devant le public. Sauf qu’en se percutant je me suis déboité l’épaule pour de vrai du coup je simulait moyen quoi… 45 minute d’épaule déboitée, avec en prime une belle radio à l’hôpital à la fin de la performance comme documentation !!! Ou la fois lors d’une performance à DOC! à Paris pour le festival les écritures bougées où on a fini raide torché à la fin de la performance car elle consistait à s’enfiler à la fin une bouteille entière de Ricard en deux ou trois minutes. 

C.B. : Je vois ton grand sourire et la part énorme d’humour qu’il y a dans ton travail et justement la question de l’humour dans le monde de l’art c’est un truc qui m’intéresse assez. J’ai souvent pensé que c’était très rare de rire franchement devant une oeuvre quelle qu’elle soit  (perf, peinture, etc.) et que dans le spectre des émotions les artistes allaient rarement chercher ce sentiment. Je me rends compte que lorsqu’on rit c’est souvent un rire de gêne, parfois un rire narquois qui est dû au mépris, enfin y’en a d’autres évidemment mais le vrai rire entre guillemet, celui qui sort parce que vraiment tu te marres je l’ai rarement croisé. 

A.T. : Oui, je suis complètement d’accord avec toi et c’est tellement triste, on rigole pas assez dans ce milieu… La dernière fois on était au bar avec Thomas et deux artistes irlandais et ils nous disaient que le monde de l’art est super triste déjà qu’on est tous habillé en deuil. Le fait qu’il n’y ait pas des oeuvres ou littéralement on se marre, c’est dommage. Je pense qu’il y a un temps pour toute réflexion et émotion mais le rire reste trop peu présent. Et il y a énormément de gens se prennent trop au sérieux notamment dans la performance et c’est dommage… Merci à Wood & Harrison pour ça, on ne les citera jamais assez ! 

C.B. : Justement tu n’as pas peur, avec ce travail là et ton travail plus conceptuel, qu’on te prenne pour un gros fumiste ou pour deux petits cons avec Thomas ? 

A.T. : Non. Quand on était encore étudiants, les premières choses qu’on a montré ensemble c’était des performances, et c’est vrai qu’on a souvent été perçu comme des petits clowns. Personnellement ça me dérange pas. On a essayé de bien détacher la chose dès le début en se disant que c’était un troisième artiste et qu’on l’incluait pas vraiment dans notre travail personnel ou alors par exemple comme Thomas c’est comme une invitation quand il a ses oeuvres qui sont des décors ou qui peuvent amener à la performance et c’est une invitation de notre duo, c’est jamais Thomas qui fait l’oeuvre et on performe dessus. C’est assez détaché et on essaie de bien l’expliquer dans notre travail à chaque fois qu’on en parle. Si on me prend pour un clown, c’est tant mieux ! SI je peux faire rire des gens ! Si on sent que je me fais plaisir que ce soit dans l’un ou dans l’autre, c’est le principal ! Après, évidemment j’aimerais bien pouvoir aussi parler de mon travail perso d’autant que cette pratique là, mais les deux pour moi, ont vraiment besoin d’exister pour que ma pratique et notre pratique aussi existent pleinement. 

C.B. : Tu disais que tu étais encore à l’école. Tu finis tes études cette année Adrien. À la rentrée va donc s’offrir à toi une nouvelle vie ! Celle d’un jeune artiste qui n’a plus de cours à suivre mais pas seulement ! Celle d’un directeur de centre d’art ! Tu ouvres avec plusieurs ami.es un lieu à Reims. Ce sera l’un des rares lieu d’exposition à Reims avec le Frac. Est-ce que tu peux nous expliquer un peu cette histoire ? 

A.T. : On ouvre cet été si le confinement le permet avec Ouassila Arras, Victoria David et Thomas Schmahl, tous les trois artistes anciens étudiants de l’ESAD de Reims, un atelier d’artiste qui s’appelle “The Left Place” ainsi qu’un espace d’exposition qui lui s’appelle “The Right Space” en pleins centre de Reims (45minutes en train de Paris on ne le répétera jamais assez). Ça fait maintenant un bout de temps que l’on avait l’envie de créer un lieu qui soit aussi bien un lieu de vie, un lieu d’atelier, qu’un lieu dédié à l’art contemporain. D’abord car il y avait la nécessité de trouver un atelier puis l’envie de créer une plateforme d’échange et de passage pour la jeune création artistique française et internationale on l’espère. L’idée c’était aussi de créer une sorte de carrefour culturel à Reims pour faire se rencontrer toutes les personnes de notre entourage et d’autres qu’on invitera par la suite. C’est un espace total d’environ 250m2 qui on l’espère permettra de compléter un peu plus la diffusion de l’art contemporain en province et on profite de ce moment pleins d’initiative qui apparaît justement en ce moment ! Il faut le souligner parce que Reims est vraiment en mouvement en ce moment, je pense particulièrement au Local, à Maison Louis Jardin et à l’association TocToc que j’embrasse ! 

C.B. : La dernière question du podcast que je pose à tou.te.s mes invité.e.s, elle est un peu moins évidente te concernant parce que tu vas seulement sortir d’école à la fin de l’année mais du coup j’imagine que c’est quand même un question que tu te poses régulièrement… Cette question c’est comment réussir à vivre de son travail d’artiste ? 

A.T. : Pour l’instant il est clair que je ne gagne pas d’argent avec mon travail, c’est encore très flou pour moi je t’avoue même si la question va devenir très concrète assez rapidement… Pour l’instant je n’ai pas de plan argent ! On va ouvrir ce lieu donc ça va potentiellement déboucher sur un possible revenu à l’avenir. Mais ce qui est génial c’est que je prends connaissance à chaque fois à la fin de tes podcasts de manières différente d’en vivre et ça me rassure de savoir qu’il n’y a pas de recette toute faite ! A la fin de mes études, je me rends d’autant plus compte de la multiplicité des parcours possibles. 

C.B. : Oui c’est sûr il n’y a pas de bonne recette ! Je me permets de te relancer un tout petit peu sur ce lieu mélangeant ateliers et expositions, ce ne sera pas une galerie ? Comment tu qualifierais lieu ? 

A.T. : L’espace est vraiment divisé en deux. Ça se trouve à un étage. Dans la partie à gauche du palier dans ce qu’on a appelé “The left place” tu te trouves dans un espace de de 200m2 avec 5 ateliers, une cuisine, un grand espace commun, qui on l’espère sera un lieu vivant avec une bibliothèque participative. On aimerait aussi montrer des éditions de jeunes éditeurs notamment les copains de First Slade qui sont une maison d’édition et collectif d’artistes à Paris avec d’anciens étudiants de Reims. On fera aussi des ateliers. Encore une fois c’est si tout va bien parce que rien n’est fait avec la situation actuelle. Et la partie de droite donc “The right place” qui est un espace de 50m2 qui sera un espace d’exposition vraiment ouvert à des cycles d’expositions et des cycles curatoriaux et à terme on espèce ouvrir une galerie pour promouvoir des artistes et vendre leurs travaux. 

C.B. : Oui donc c’est assez fou comme projet d’autant plus que la question des galeries se pose beaucoup en ce moment. Je suis assez admirative de voir des projets aussi ambitieux montés par des jeunes artistes qui viennent de sortir d’école ou qui y sont encore. Tu endosses deux rôles, à la fois celui d’artiste et celui de galeriste. 

A.T. : Ce mouvement de project space ou d’artist run space, c’est vrai que c’est de plus en plus présent dans le monde de l’art ces dernières années et je pense que ça va faire bouger au moins un petit peu une économie, ou en tout cas ouvrir une possibilité d’économie qui je l’espère ne soit pas parallèle avec une bataille entre les galeries et les artists run space, mais je pense que ça vient aussi du besoin de montrer son travail, de diffuser. On est un monde hyper connecté maintenant, donc c’est vrai que le run space ou project space, ça aide à se connecter encore plus. Dans des lieux un peu éloignés comme Reims, ça sert à se faire connaître et à faire venir les gens du coin et puis au fur et à mesure à amener un public de plus en plus éloigné. 

C’était le quatrième épisode de PRÉSENT.E merci d’avoir accepté mon invitation Adrien et puis ben 3 fois merde pour ton diplôme ! Merci à vous toutes et tous d’avoir pris le temps de nous écouter, j’espère que cette épisode vous a plu. Je remercie également David Walters d’avoir accepté de me prêter sa musique pour le générique. Je suis impatiente d’enregistrer le prochain épisode de PRÉSENT.E parce que je recevrai Sabrina Belouaar dont j’adoooore le travail. On discutera essentiellement d’intersectionnalité et de care je pense. En tous cas j’ai hâte ! D’ici là, prenez soin de vous et je vous embrasse. 

REMERCIEMENTS : Un immense merci à Cosima Dellac d’avoir retranscrit cet épisode de PRÉSENT.E

Publié par Camille Bardin

Critique d'art indépendante, membre de Jeunes Critiques d'Art.

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